1916 273ème R.I.

               La vie de secteur

                                 Référence:  Historique du 273ème Régiment d’Infanterie

Du 27 Septembre 1916 au 6 janvier 1917

27 Septembre 1916

Jean est affecté au 273ème Régiment d’Infanterie (R.I), 5ème Compagnie Mitrailleuse (C.M.), 1ère Section

     Le régiment reçoit un renfort de 350 hommes de troupe et de 3 officiers venant du 9ème Bataillon du 38 R.I. Ce renfort, composé en majeure partie de jeunes gens de la classe 1916, est d’excellente qualité.

       Les officiers sont transférés du Dépôt Divisionnaire. Des nominations de sous-officiers sont faites.       

29 Septembre 1916

      Dans la soirée, la 102ème Brigade reçoit inopinément l’ordre de se transporter par autobus dans la zone Cantigny – Villiers, Tournelle. On veut lui donner quelques jours de repos avant l’attaque qu’elle doit entreprendre sur les bois de Chaulnes et sur les positions allemandes au N.O de Chaulnes.

Jean ne pouvait pas prévoir que, dans les années 70, son fils chasserait sur la Commune de Villers-Tournelle.

30 Septembre 1916

     Le régiment embarque en autobus à 8 heures pour se rendre à Caix.

La 102ème Brigade (273ème R.I. et 208ème R.I.) stationne à Villiers Tournelle.

     La 5ème C.M cantonne à Fontaine-sous-Montdidier.

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OCTOBRE

1er au 6 Octobre 1916

       Séjour à Cantigny et Fontaine – Le mauvais temps retarde le départ du régiment dans le secteur d’attaque. La relève s’effectue sans incident et est terminée le 8 octobre à 3 heures.

7 Octobre 1916

      Embarquement en autobus, Montdidier, Morfil, Harbonnière et Lihons           

8 Octobre 1916
       Le 5ème Bataillon est en réserve. Le P.C du Lieutenant-Colonel est à Libre-Palace. La préparation d’artillerie en vue de l’attaque continue. L’artillerie de tranchée tire de 7h à 9h et de 13h à 17h. L’ennemi réplique d’ailleurs et bombarde énergiquement la ligne de soutien, le boyau Minnergrabeu, le boyau Kupfer; la première ligne est plutôt épargnée.

  Dans l’après-midi, le sous-lieutenant Latouche quittant la tranchée de première ligne va spontanément reconnaitre l’effet du bombardement sur la tranchée Guillaume, dans la portion nord de cette tranchée. Il constate que les réseaux de fil de fer sont dans les abris, personne dans la tranchée. Il rentre vers nos lignes, aussi tranquillement qu’il est parti; il reçoit quelques coups de feu au retour et réplique par quelques coups de révolver. Une patrouille de la nuit, dans la partie sud, rapporte également que les réseaux sont démolis, mais que les abris sont intacts et que les allemands travaillent hâtivement dans la tranchée.

9 Octobre 1916

        A cause du mauvais temps, le jour J qui, normalement, devait être le 9 Octobre, est reporté au 10. Continuation de la préparation d’artillerie. Les allemands répliquent toujours violemment. Le S/Lieutenant Guillet est grièvement blessé.

              Les attaques du 10 et 11 Octobre

10 Octobre 1916

      Prise du Fort du Haricot- Dans la nuit du 9 au 10 Octobre, les bataillons se mettent en place pour l’assaut:

  Le 273ème a deux Bataillons en première ligne: 6ème Bataillon au Sud, 4ème Bataillon au Nord (limite des deux bataillons: 100m nord du boyau Minnengrabeu, « point 50 sud de 710, point 50 m sud du chemin sur de la cote 94 »). Derrière deux bataillons de soutien : 5ème Bataillon du 273ème, 5ème Bataillon du 327ème.

La mise en place des bataillons est terminée à 3 heures. Les bataillons d’attaque (4 et 6 ème) occupant la tranchée de première ligne, la tranchée de soutien et le boyaux de fonction; le 5ème Bataillon se rend immédiatement dans les boyaux et tranchées d’arrière pour éviter le tir de barrage allemand qu’on escompte, par l’observation des tirs des jours précédents, devoir être parti plus en arrière vers les tranchées françaises.

Le 5ème Bataillon doit partir, par les boyaux d’Auberg. La 19ème, en soutien du 6ème Bataillon, doit détacher, deux sections pour couvrir le flanc gauche de l’attaque.

L’heure de l’assaut est fixée à 11 heures. A 11 heures le 6ème Bataillon est parti dans un ordre parfait et occupe la tranchée du Saucisson. Les pertes ont été très faibles pour réaliser cette progression: 1 officier blessé (S.Lieutenant Larouche) et une dizaine d’hommes blessés. Le travail d’aménagement du terrain conquis commence immédiatement.

D’autre part la création d’une tranchée de soutien et d’un boyau de communication prolongeant le boyau de Vaux (?) apparaissent indispensables. Mais le creusement de la tranchée de soutien, commencé immédiatement par les pionniers, apparait impossible à cause des feux ennemis et de la configuration du terrain apparaissant comme un véritable tapis de billard. Il faut remettre ce travail à la nuit. Il existe d’ailleurs, par suite du remplacement du 4ème Bataillon par les unités du 5ème, un certain mélange des unités, l’ordre demande à y être rétabli.

Le 273ème et 327ème passent sous le commandement du Général Verillon tandis que le Colonel Hubert prend le commandement des 233ème et 208ème R.I qui doivent opérer dans les bois de Chaulnes, à votre droite.

Le dispositif d’attaque est le suivant: du nord au sud, 5ème Bataillon du 273ème R.I. sont en arrière en soutien dans la tranchée de Sardaigne. La prise de ce dispositif nécessite, à cause de l’enchevêtrement des troupes après l’attaque, plusieurs heures. L’attaque est fixée à 3 heures.

11 Octobre 1916

        Le 47ème R.I doit relever dans la nuit du 11 au 12 le 273ème R.I sur les positions conquises. Reconnaissance des officiers dans la journée. La relève s’opère à partir de minuit et nous coûte plusieurs victimes des bombardements. Le Colonel, les chefs de bataillon et un officier par compagnie restent avec les troupes d’occupation du secteur jusqu’au 13 Octobre à 9 heures.

Les éléments relevés du 273ème R.I gagnent Caix et le camp Decauville (5ème Bataillon) au fur et à mesure de leur relève. Le mouvement est complètement terminé vers 9 heures.

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12 Octobre 1916

 A 11 heures embarquement par autobus,en passant par Moreuil et Montdidier. Le 5ème Bataillon rejoint Welles-Perennes.   

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13 Octobre 1916

      Séjour dans les cantonnements

14 Octobre 1916

      – Départ permissionnaires taux 40% –

17 Octobre 1916

    Première réorganisation du régiment.

Les journées du 9, 10 et 11 Octobre ont coûté au régiment:

14 officiers (tués: 4- blessés: 10)

398 hommes de troupe comprenant:

Sous-officiers (tué: 1- blessés: 27- disparus: 2)

Caporaux et Soldats (tués: 73- blessés: 229- disparus: 42)

Le 16 et 17 Octobre arrivent au corps: le capitaine Fliecx, qui prend provisoirement le commandement du 4ème Bataillon, et les sous-lieutenants Théolin, Barret et Ollié.

Le commandant de Saint Foy quitte le 273ème R.I pour entrer à l’Etat-Major du 10ème C.A.

18 Octobre 1916

       Le régiment embarque en trois trains (3ème train: 5ème Bataillon) à la Gare de Montdidier.

Après un trajet de 15 heures, effectué sans incident, il débarque en gare de Vitry le François et gagne des cantonnements dans la vallée de la Marne, entre Vitry et Châlons.

Répartition des cantonnements. Le 5ème Bataillon est à Soulanges

Le mauvais temps rend le mouvement et l’installation au cantonnement très pénible.

19 et 20 Octobre 1916    

         – Cantonnement – Travaux d’installation –

21 Octobre 1916

         – Reprise de l’instruction –

22 au 25 Octobre 1916

         Continuation de l’instruction – L’effectif du régiment est complété par des hommes venant du Dépôt divisionnaire (malades et blessés récupérés, renfort de 50 hommes du 38ème et 173ème R.I). Il manque encore toutefois au régiment 500 hommes.

               Nouvelle organisation du 1er C.A

26 Octobre 1916

  Le 1er C.A. va comprendre désormais 4 divisions: 1er D.I, 2ème D.I, 51ème D.I et 162 ème D.I (cette dernière est de création nouvelle). La 51ème D.I comprendra désormais trois Régiments d’Infanterie: 33ème R.I- 73ème R.I et 273ème R.I. La 51ème D.I reste en réserve du Grand Quartier Général jusqu’à nouvel ordre.- cette réorganisation du 1er C.A. doit être, en principe, terminée pour le 10 Novembre.

27 au 31 Octobre 1916

 – Continuation de l’instruction-

Le capitaine Zedde reprend la directive du 5ème Bataillon.

NOVEMBRE

1 au 16 Novembre 1916

– Continuation de l’instruction et Repos –

Nouveau renfort, le 15 Novembre, du D.D. ce qui porte chaque Compagnie à 11 sergents, 22 caporaux et 140 hommes en moyenne.

17 Novembre 1916

Remise de décorations, à la côte 131 (n.o Ablancourt) obtenues lors du 10 et 11 Octobre en Picardie.

18 Novembre 1916

Départ de Soulanges

La division fait mouvement pour se porter dans la zone Saint Mard-sur-le-Mont-Herpont.

Pour l’infanterie en particulier, le mouvement se fait en deux journées.

Le 5 Bataillon va cantonner à Rosay, au sud de Vanault-les-Dames s/N 382.

19 Novembre 1916

– Reprise du mouvement – 

Rosay (7h30) Vanault-les-Dames, st Jean devant Possesse, Saint Mard-sur-le-Mont où cantonnent les 5ème et 6ème Bataillons (13h).

20 Novembre 1916

Reconnaissance par les officiers du 4e Bataillon et le chef de corps du 110e R.I vers la ferme de Beauséjour (secteur du Balcon).

21 Novembre 1916

– Repos –

22 au 24 Novembre 1916

– Reprise de l’instruction –

25 Novembre 1916

Les 5ème et 6ème Bataillons vont cantonner à Guizancourt.

Départ 7h30, il pleut. Noirlieu, Donmartins sur Vèvres, Dampierre-le-château, Rapsecourt, Loirmont et Guizancourt arrivée 14h, 22 km.

Monument de Valmy très proche de Guizancourt.

                Le secteur de la Courtine            

26 Novembre 1916

Le 5ème Bataillon va au camp Allègre (Est de Saint Jean-sur-Tourbe).

27 Novembre 1916

Dans la soirée le 5ème Bataillon quitte le camp Allègre et va relever un bataillon du 110 R.I dans le secteur du Balcon (Nord de la ferme Beauséjour).

Relève sans incident

28 Novembre 1916

Secteur du balcon dans quartier de la Courtine

Relève sans incident

29 Novembre 1916

– Secteur calme –

Les deux bataillons en ligne sont accotés : 4ème Bataillon à droite – 5ème Bataillon à gauche. Limite des deux bataillons : intersection des tranchées du C.A et du boyau Madec

30 Novembre 1916

– Journée calme – Travaux de renforcement et d’aménagement des défenses.

DECEMBRE

1 au 3 Décembre 1916

– Journées calmes – Continuations des travaux –

Premier blessé par éclat de bombe dans la tranchée de soutien. C’est le premier blessé depuis l’occupation du secteur. Torpilles sur la 1ère Ligne.

4 Décembre 1916

– Journée calme –

Les 6 et 5ème Bataillons ont deux Compagnies en 1ère ligne. Activité artillerie ennemie plus importante (obus, torpilles).

5 Décembre 1916

Préparation de mines côté Allemand. C’est un point dont les écoutes ne permettent pas de douter.

6 Décembre 1916

– Journée calme – Continuation des travaux –

7 Décembre 1916

Un sous-officier est tué et un sous-officier est blessé par grenade à fusil.

9 Décembre 1916

Opération d’artillerie, préparation en réplique de l’artillerie allemande sur le secteur du 73ème et les secteurs voisins.

10 Décembre 1916

Dans la soirée, le 4ème Bataillon est relevé sans incident par le 5ème Bataillon en première ligne.

11 Décembre 1916

Le calme renaît et le quartier reprend sa tranquillité. Une quarantaine d’obus dans l’ensemble de la journée.

12 Décembre 1916

– Le calme continue. – L’artillerie ennemie est toujours peu active.

13 Décembre 1916

– Calme –

15 Décembre 1916

– Activité plus marquée de l’artillerie ennemie – Pas de blessé –

16 Décembre 1916

L’artillerie ennemie, particulièrement l’artillerie de tranchée, se montre plus active.

17 Décembre 1916

– Calme –

18 Décembre 1916

– Calme – Ouverture de la Coopérative du 273ème R.I (succursale de la Coopérative de la 51ème Division) au P.C. de la Truie… un Grand succès!

19 Décembre 1916

– Assez calme… – une quarantaine de torpilles sur le secteur.

Le gel a commencé le 18 vers 15 heures et continue.

20 Décembre 1916

– Journée très calme – Beau temps froid –

21 Décembre 1916

– Calme – Dégel sous la pluie –

Les boyaux et les tranchées se désagrègent. Le relèvement des éboulements est long et pénible. Un blessé grave au 5ème Bataillon par des éclats de grenade.

22 Décembre 1916

– Calme – Dégel continu et la pluie tombe. Le 6ème Bataillon relève le 5ème dans le quartier de Cuvillier.

23 Décembre 1916

– Calme – Le mauvais temps persiste.

24 Décembre 1916

– Temps clair – Plus grande activité de deux artilleries – Pas de blessé malgré le bombardement

25 Décembre 1916

Duel d’artillerie assez actif

26 Décembre 1916

Aucune perte dans le quartier de Cuvillier, malgré un fort bombardement entre 14 et 15 heures

– Continuation des travaux de réfection –

27 Décembre 1916

L’artillerie ennemie a été très active et le quartier Cuvillier a de nouveau était la cible de bombardements.

28 Décembre 1916

Dans la soirée le 5ème Bataillon relève le 4ème Bataillon. Les allemands creusent des mines à gauche et à droite du P.P Gueneau – qui est évacué pour éviter toute perte.

29 au 31 Décembre 1916

– Journées calmes – Continuation des travaux –