1918

Année 1918

JANVIER

1er Janvier 1918

-Repos – Présentation des vœux au Colonel pour l’année nouvelle

2, 3 et 4 Janvier 1918

Instruction – Exercices – Douche dans la Chambre Chlorée-

5 Janvier 1918

Visite du Général La Capelle qui présente ses vœux pour la bonne année.

6 Janvier 1918

-Repos-

7 au 11 Janvier 1918

Poursuite du travail d’instruction–Passage dans la Chambre Chlorée – Champ de Tir à la Platrière de Mareuil –Exercices – Travaux

12 Janvier 1918

Le Théâtre aux Armées de la République donne deux représentations dans la salle de réunion à Quincy-Ségy.

13 Janvier 1918

-Journée de repos-

14 au 25 Janvier 1918

-Instruction et Travaux divers-

17 Janvier 1918

-Exercices d’attaque à l’échelon de la division – Exercices de stratégie : différentes manœuvres consacrées à l’étude des itinéraires et du dispositif d’attaque

18 Janvier 1918

-Continuation- et visite du Général Franchet d’Esperey commandant le G.A.N. (Groupe des Armées du Nord), il assiste à la manœuvre. La critique est faite par le Général La Capelle sur la route de Haute-Maison à Crecy.

25 Janvier 1918

Le Général Boulangé commandant la 51ème D.I. présente ses vœux de nouvel an.

26 Janvier 1918

-Préparatifs au départ-

Le Régiment quitte Quincy-Ségy et embarque à la gare de Meaux en quatre trains à partir de 21h.

27 Janvier 1918

Débarquement en gare de Fère à partir de 1 heure. Par Fère-en-Tardenois et Mareuil-en-Dôle, le Régiment arrive à 6 heures au Camp Ouest de Chéry-Chartreuve. A 16 heures arrivée du 5ème Bataillon.

28 Janvier 1918

– Très belle journée – Repos

FEVRIER

29 Janvier au 2 Février 1918

-Instruction-, notamment aux abords du Camp Ouest de Chéry-Chartreuve

3 Février 1918

– Dimanche – Le Régiment quitte le Camp Ouest de Chéry-Chartreuve.

Itinéraire : Fismes, Merval, Révillon

Stationnement en fin de marche, le 5ème Bataillon cantonne à Maizy.

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4 Février 1918

Les officiers vont reconnaitre les travaux à effectuer.

Les 5ème et 6ème Bataillons devront aménager la ligne de repli Maizy-Concevreux afin d’interdire le franchissement de l’Aisne.

5 Février 1918

Début des travaux – Ils dureront jusqu’au 7 Mars, entrecoupés de jours de repos

Heures de travail des unités : de 7H30 à 11H – de 12H à 16H

12 Février 1918

Le Lieutenant-Colonel Colin quitte le commandement du Régiment, nommé à l’Etat-Major de la 21ème D.I.

21 Février 1918

Le Lieutenant-Colonel Coudin est nommé pour exercer le commandement du 273ème R.I.

MARS

5 Mars 1918

-Journée de repos –

6 Mars 1918

La 51ème D.I. relève la 1ère DI dans le secteur de Chevreux – Craonne (Chevreux était le quartier de Craonne où se trouvaient la gare et la conserverie). Le 273ème R.I. doit relever le 1er R.I. dans le sous-secteur C sur le Plateau de Californie.

7 Mars 1918

Dans la nuit du 7 au 8 mars, le 5ème Bataillon relève dans le sous-secteur C sur le Plateau de Californie le 3ème Bataillon du 1er R.I.

8 Mars 1918

-Belle journée-

Faible activité de l’artillerie ennemie

Le 5ème Bataillon relève le Bataillon de soutien du 1er R.I.

9 mars 1918

Le 5ème Bataillon est en soutien. Il est en ligne dans le Réduit de Californie.

Le dispositif réalisé par le régiment est tout nouveau.

Un Bataillon en soutien

Un Bataillon au repos

Un Bataillon en ligne de front

En ligne de Front, toutes les compagnies sont accolées mais échelonnées en profondeur.
d’abord une ligne de groupe de combats avancés, p
uis une seconde ligne de résistance

Le Bataillon en soutien :

Une Compagnie à la disposition du Commandant du Bataillon en ligne

Une Compagnie à la disposition du Lieutenant-Colonel du Sous-secteur

Une Compagnie sur un Point d’appui.. sur la ligne de front

A ce jour, la 5ème C.M. est en ligne.

Le 4ème Bataillon est au repos à Beaurieux.

Nouveau dispositif défensif que l’on retrouve en juillet 1918…

10 Mars 1918 

Activité ennemie se résumant à quelques reconnaissances et bombardements d’artillerie  

 Des travaux d’organisation du sous-secteur et plus particulièrement du Réduit de Californie sont activement poussés et vont durer durant tout le séjour du 273ème.

De même, de nombreux coups de main seront exécutés et des patrouilles offensives afin de ramener des prisonniers et ce jusqu’à la relève du régiment début mai.

11 Mars 1918

     -Beau temps, visibilité très bonne-

Continuation des travaux d’organisation du Réduit. Artillerie ennemie peu active (150 obus environ), grande activité de l’aviation ennemie.

12 Mars 1918

       -Beau temps, visibilité assez bonne-

L’artillerie ennemie est légèrement plus active (200 obus environ). L’activité de l’aviation ennemie est toujours soutenue. Deux patrouilles effectuées sur le rive Sud de l’Ailette, pas de réaction de l’ennemi 

13 Mars 1918

      -Beau temps, visibilité assez bonne- Journée calme

Toujours une aviation ennemie très active

Une de nos patrouilles, qui s’avançait vers le Carrefour du Canard en suivant la piste des trois voitures est éventée par les aboiements d’un chien sentinelle.

14 Mars 1918

     -Beau temps, visibilité assez bonne-

Une reconnaissance forte d’une section de la 22ème compagnie est à nouveau éventée à proximité du Carrefour du Canard par les aboiements du chien sentinelle.

Activité normale de l’artillerie et de l’aviation ennemie.

 15 Mars 1918

       De 5H45 à 6H30, tirs violents d’encagement* (77 et 105) sur les voies d’accès de la Caponnière Vincent, Boyau de Californie, Boyau du Cimetière et sur la Parallèle de Stuttgart. Le tir est moins violent sur la Caponnières elle-même.

A 6h des bruits suspects sont entendus 150m environ en avant de notre réseau.

L’attaque ennemie est arrêtée net par nos feux de mitrailleuses et nos tirs de barrage.

A la tombée de la nuit, le 5ème Bataillon, en soutien, est relevé par le 4ème Bataillon et va relever, en première ligne, le 6ème Bataillon en ligne.

Pertes: trois blessés dont un gravement.

*Définition du Larousse « encagement »: Action des feux d’artillerie visant à isoler les forces adverses en les coupant de leurs renforts et en interdisant leur ravitaillement.

 16 Mars 1918

-Assez beau temps-, journée calme –

 17 Mars 1918

    -Beau temps-

Activité moyenne de l’artillerie ennemie

Pendant la nuit, tir d’obus toxiques sur le Bois de Beaumarais. Alerte au gaz dans tout le secteur

18 mars 1918

     Activité de l’artillerie ennemie (bombardements d’obus toxiques)

19 Mars 1918

     Un prisonnier du 97ème R.I. blessé lors de l’attaque du 15 Mars est ramené dans nos lignes par une patrouille.

De 4 à 6H, violents bombardements par obus toxiques- (¾ lacrimogènes ¼ vesicants, 2000 obus environ) et par obus explosifs (2000 environ) du Plateau de Californie et particulièrement des boyaux de Craonne et de Californie et des abords du PC  Champagne.

Le reste de la journée est relativement calme, pluie dans l’après-midi.

Pertes: 2 blessés et 10 intoxiqués

 20 Mars 1918

      -Journée calme et pluvieuse-

Faible activité de l’artillerie ennemie : tir de harcèlement sur Craonne et le Plateau de Californie

Pertes: 1 tué et 3 intoxiqués

 21 Mars 1918  

     -Matinée calme, brouillard épais-

A 11H, déclenchement brusque d’un bombardement d’une extrême violence sur l’ensemble du sous-secteur. L’artillerie française déclenche un tir de barrage sur tout le front.

Le brouillard se lève à 13H, en même temps le dispositif d’alerte est pris sur le front.

Vers 16H, le bombardement diminue légèrement d’intensité mais reprend à partir de 19H. Tirs assez denses de petits et moyens calibres sur les premières lignes ; tirs de moyens et de gros calibres, très denses sur les crêtes du Plateau de Californie et les boyaux de communication ; Tirs de contre-batterie vers les arrières.

L’ennemi a lancé sur l’ensemble du sous-secteur de 20 à 25 000 obus, dont peu de toxiques.

Pertes: 3 blessés et 2 intoxiqués

22 Mars 1918

      -Matinée de brouillard très dense-

L’activité de l’artillerie ennemie est faible sur le Plateau de Californie mais plus dense sur les arrières.

Tirs de contre-batterie très nourris

Travaux de restauration des tranchées et boyaux suite aux divers bombardements

Perte: Néant

23 Mars 1918

     -Journée calme et beau temps-

Faible activité de l’artillerie ennemie

Le 5ème Bataillon quitte le secteur opérationnel et passe en soutien.

Perte: 1 blessé

24 Mars 1918

     -Journée calme et beau temps-

Relève, pendant la première partie de la nuit, de la 5ème C.M. par la 6ème C.M. dans le Réduit de Californie.

 25 Mars 1918

    -Journée calme et beau temps bien que quelque peu brumeux-

Patrouilles habituelles

 Perte: 1 blessé léger non évacué

26 Mars 1918

    -Journée calme et de beau temps-

Quelques tirs de harcèlement de l’artillerie ennemie

Deux patrouilles: l’une explore le Carrefour de l’Eléphant ; l’autre franchit l’Ailette

Perte:  Néant

27 Mars 1918

    -Journée calme et de beau temps-

Très faible activité de l’artillerie ennemie

Vers 18h tirs de harcèlement ennemis sur le Plateau de Californie

Patrouilles habituelles

Perte:Néant

28 Mars 1918

         -Journée très calme-, temps assez beau dans la journée, mauvais à partir de 19H pluie et vent vont durer toute la nuit

Artillerie ennemie très peu active

Perte:Néant

29 Mars 1918

-Journée très calme-, temps mauvais dans la matinée et meilleur dans l’après-midi – belles éclaircies-

Activité nulle de l’artillerie ennemie

A minuit, une forte patrouille franchit l’Ailette pour attaquer afin de ramener des prisonniers. La patrouille peut seulement ramener deux cuirasses.
Perte: Néant

 30 Mars 1918

     -Journée très calme-

Action de l’artillerie ennemie nulle dans le quartier de Craonne et faible dans le quartier de Chevreux. Pendant une partie de la nuit, à la suite d’une reconnaissance effectuée les jours précédents, extension du front du régiment vers l’Est par l’adjonction de l’ancien sous-secteur de Craonne au secteur de Chevreux tenu par le 33ème R.I.

La 5ème C.M. relève les deux C.M. du 33ème, sans incident. Le 5ème Bataillon est en position de soutien à l’exception de la 5ème C.M. qui est en ligne.

Perte: Néant

31 Mars 1918

-Journée calme bien que l’activité de l’artillerie ennemie est plus forte que la veille.-

Le 4ème Bataillon envoie deux patrouilles.
La patrouille de gauche tend une embuscade et ne rencontre aucun ennemi.

La 2ème patrouille de droite s’étant avancée de 200 mètres au Nord de la Caponnière Vincent, elle est accueillie par une fusillade (ennemi en embuscade). Après un court combat à la grenade l’ennemi se retire.

L’aspirant Decobert qui dirigeait la patrouille a été blessé.

AVRIL

1er Avril 1918

-Journée calme-

Faible activité de l’artillerie ennemie

Une patrouille d’embuscade tendue en avant de la Caponnière Vincent de 21H à 2H ne rencontre aucun ennemi.

2 Avril 1918

A 0H50, 19ème Cie du 5ème Bataillon, divisée en 8groupes, exécute un coup de main, avec accompagnement de l’artillerie sur la Tranchée de Galgen, dans le but de ramener des prisonniers.

L’ennemi accueille nos éléments avancés à coups de fusil et des grenades et se retire en évitant le contact. Aucun prisonnier ne peut être ramené.

Cinq blessés, plus deux blessés non évacués sont à déplorer.

Le reste de la journée est calme.

Faible activité de l’artillerie. Aucun activité de l’aviation

3 Avril 1918

    -Assez beau temps, visibilité bonne de 12H à 17H

Dans la nuit du 2 au 3, deux patrouilles qui ne rencontrent aucune patrouille ennemie.

L’artillerie ennemie est nettement plus active aussi bien dans les sous-secteurs de Craonne que dans le sous-secteur de Chevreux.

Infanterie ennemie plus vigilante dans la nuit : grand nombre de fusées éclairantes.

Perte: Néant

4 Avril 1918

    -Journée pluvieuse et très calme-

Une reconnaissance offensive s’approche de la Tranche du Feldgrau, qu’elle trouve assez fortement occupée.

Activité très faible de l’artillerie ennemie

Le 5ème Bataillon relève le 4ème Bataillon sur le Plateau de Californie, sans incident.

Perte: Néant

5 Avril 1918

   -Journée calme et beau temps-

Très peu d’activité de l’artillerie ennemie

Nos deuxièmes lignes sont mitraillées par des avions ennemis dans la matinée. Trois patrouilles de couverture n’ont rien à signaler d’important.

A 12H30, deux blessés de la 18ème Cie.

Perte: Le Sous-lieutenant Balignand en revenant de conduire une patrouille est tué.

6 Avril 1918

Jean a 22 ans !

-Journée calme est beau temps –

La visibilité bonne jusqu’à 15h30 devient médiocre.

Faible activité de l’artillerie ennemie
Trois embuscades sont tendues dans la nuit.

7 Avril 1918

A 4heures, l’ennemi déclenche un violent bombardement et une forte reconnaissance, composée de 3 officiers et de 35 hommes, attaque la Caponnière Vincent. Pris sous le feu de l’artillerie et du feu du groupe de combat de la Caponnière, l’ennemi se retire en abandonnant un prisonnier.

Nos pertes sont de trois blessés dont un grièvement et de deux disparus.
Le bombardement ennemi reprend sur le Plateau de Californie.

Pertes, en plus des blessés de la Caponnière :

19ème Cie : deux tués

6ème CM : deux blessés dont un officier

Le reste de la journée est calme.

A la tombée de la nuit, le cadavre d’un officier allemand tué devant la Caponnière est ramené dans nos lignes.

8 Avril 1918

-Journée pluvieuse, visibilité mauvaise-

Activité presque nulle de l’artillerie ennemie, aucune activité de l’aviation

Très nombreuses rafales de mitrailleuses pendant la nuit

Trois patrouilles d’embuscade sont tendues

Perte: Néant

9 Avril 1918

-Journée pluvieuse, visibilité nulle-

Activité ennemie : artillerie presque nulle, aviation nulle

Trois patrouilles et aucune rencontre de l’ennemi

10 Avril 1918

-Journée brumeuse, visibilité très mauvaise-

Aucune activité de l’artillerie et de l’aviation ennemies.

A 21H, tir de concentration par obus toxiques.

A 22H, suite à des bruits de voitures entendus dans Corbény, un tir de concentration est immédiatement exécuté du côté français.

Perte: Néant

11 Avril 1918

-Belle journée, la visibilité médiocre le matin est bonne l’après-midi-
L’artillerie ennemie se montre assez active pendant l’après-midi. Plusieurs tirs ayant l’allure de tirs de réglage. Arrosage du Plateau de Californie et du Boyau du Cimetière. L’aviation ennemie est très active.

A 11H30, un avion ennemi descend en flamme le Ballon 33.

Deux patrouilles d’embuscade sont tendues sans rentrer de patrouille ennemie.

Dans la soirée, tir d’obus toxiques sur le ravitaillement présumé à l’entrée de Corbény. Des bruits de « klakson » sont entendus dans Corbény à la suite de ce tir.

Pose d’un nouveau réseau sur la Tranché Feldgrau.

Perte: Néant

12 Avril 1918

-Belle journée, la visibilité très bonne permet de constater une active circulation d’isolés.

L’artillerie ennemie est peu active. Quelques obus sur le Boyau du Cimetière. L’aviation ennemie est assez active. A 11H, un avion ennemi est abattu par un de nos avions de chasse à la lisière S.O. Du Bois Bicorne.

Patrouille afin de vérifier l’occupation d’un point d’appui près de la Tranchée Galgen… Il est effectivement occupé.

Perte: Néant

13 Avril 1918

-Le temps beau dans la matinée devient brumeux dans l’après-midi et pluvieux dans la soirée.-

Artillerie et aviation ennemies très peu actives.

Patrouilles de couverture devant chaque PA du CR de Californie.

Patrouille d’embuscade habituelle

14 Avril 1918

-Journée brumeuse et de grand vent-

Très faible activité de l’artillerie ennemie et aucune de l’aviation

Circulation d’isolés peu active (Mauvaise visibilité)

Patrouilles de couverture et patrouille d’embuscade

15 Avril 1918

-Journée pluvieuse et brumeuse, visibilité très médiocre jusqu’à 15heures, passable ensuite-

Activité d’artillerie presque nulle dans la journée.
Dans la soirée, attaque de la Tranchée de Galgen au 4733, par le groupe de patrouilleurs du 5ème Bataillon sous le commandement des Sous-lieutenants Roncin et Pierrard.

Un groupe français pénètre dans la Tranchée de Galgen et engage le combat avec l’ennemi mais ne peut ramener de prisonnier.

Pendant l’opération, l’ennemi déclanche sur la Caponnière et ses environs un tir de barrage assez grêle demandé par fusées rouges.

Pertes: 2 tués 1( Sous-lieutenant et 1 Caporal); 4 blessés

16 Avril 1918

A 7H; une patrouille ennemie forte d’un officier et de deux hommes tente de cisailler nos réseaux devant la Tranchée du Mirage (P.P 15). Poursuivie par nos sentinelles, elle laisse un prisonnier entre nos mains le Musketier Leo Krafezyk de la 1ère Cie du 2ème Régiment d’Infanterie de Réserve (ordre de Bataille confirmé).

Matinée calme – Quelques obus sur le Plateau de Californie et le Boyau du Cimetière. La visibilité devient assez bonne à partir de 13H.

Circulation habituelle d’isolés vers l’arrière. Aucune activité de l’aviation de part et d’autre. Exercices de parachutes lancés du Drachen de Montaigu.

Relève du 5ème Bataillon par le 6ème dans le C.R. de Californie.

17 Avril 1918

Visibilité passable le matin, médiocre l’après-midi

Faible activité de l’artillerie dans les limites du Sous-secteur. Tir d’obus toxiques sur l’arrière et notamment sur Monaco

Violent bombardement des Tranchées à l’Est du Bois de l’Enclume et tentative de coup de main sur le 73ème à notre droite.

Rafales habituelles de mitrailleuses pendant la nuit.

Patrouilles d’embuscades

Pertes: 2 blessés par éclat de grenades

18 Avril 1918

-Visibilité très médiocre- Journée brumeuse-

« Un groupe de travailleurs ennemis à 13h45 sur le parapet de la Tranchée du Feldgrau disparaissent quand le brouillard se dissipe. »

Active circulation d’isolés (étant donné la mauvaise visibilité)

Rafales de mitrailleuse moins nombreuses pendant la nuit

Patrouille d’embuscade et de reconnaissance

Très faible activité de l’artillerie et de l’aviation de part et d’autre

Perte: Néant

19 Avril 1918

-Journée calme Temps très variable – Giboulées de neige et de grêle – visibilité assez bonne pendant les éclaircies

Faible activité de l’artillerie ennemie et quelques activités de l’aviation dans la journée et la nuit.

L’aviation française est assez active pendant la seconde partie de la nuit.

20 Avril 1918

-Belle journée-

Artillerie assez active dans l’après-midi, très calme dans la matinée et dans la nuit

Aviation active dans l’après midi

A 18h20, un de nos avions descend en flammes le Drachen de Montaigu.

Patrouilles de couverture dans le CR de Californie.

Patrouille d’embuscade dans le C.R. de Chevreux (Clairière du Chevreuil). Des bruits de voitures ayant été entendus dans Corbéry, tir de concentration demandé à 23H à l’Artillerie

Perte: Néant

21 Avril 1918

-Belle journée et bonne visibilité-

Quelque activité de l’artillerie ennemie pendant l’après-midi

A 1h45 un tir de barrage peu dense est déclenché sur nos premières lignes par le lancement de fusées rouges.
Deux patrouilles d’embuscade

Les deux aviations sont assez actives pendant la journée.

Perte: Néant

22 Avril 1918

-Journée calme, temps assez beau, visibilité assez bonne-

Faible activité de l’artillerie ennemie

Deux avions ennemis survolent nos lignes à faible hauteur

Patrouilles de couverture

-Travaux-: renforcement des défenses accessoires

Pertes: Néant

23 Avril 1918

-Journée calme, temps assez beau-

Activité de l’artillerie ennemie pendant l’après-midi et la nuit

Aviation assez active

Le 5ème Bataillon relève sans incident le 4ème Bataillon dans le CR de Chevreux pendant la première partie de la nuit.

Patrouille d’embuscade dans le CR de Californie

Perte: Néant

24 Avril 1918

-Journée calme, temps assez beau puis orageux-

Une centaine d’obus de 14h à 17h sur les Tranchées du Mirliton et de la Bigorne.

Aucune activité de l’aviation

Patrouille d’embuscade dans le CR de Chevreux à 68,9

Perte: Néant

25 Avril 1918

-Journée calme, temps brumeux, visibilité médiocre-

Artillerie ennemie assez active le matin et très calme pendant le reste de la journée

Aucune activité de l’aviation

Patrouille de reconnaissance devant la Tranchée de Galgen

Patrouilles de couverture devant chaque PA du CR de Chevreux

Perte: Néant

26 Avril 1918

-Journée calme, temps brumeux, visibilité mauvaise-

Faible activité de l’artillerie ennemie, aucune de l’aviation

A 3h, coup de main exécuté sur la Tranchée de Galgen en 4832 par les patrouilleurs du 6ème Bataillon.

27 Avril 1918

A l’heure H (3 heure), l’Artillerie exécute un tir de martèlement sur la Tranchée de Galgen et effectue une large brèche dans le réseau (tir très violent et bien concentré). A H+5, le tir s’allonge en tir d’engagement, les deux groupes de nettoyage sautent dans la tranchée, le groupe de protection tient la brèche. Cinq abris sont nettoyés. Un groupe d’allemands résiste dans un abri et refuse de se rendre: quelques grenades incendiaires : les cris des blessés cessent. Aucun prisonnier ne peut être ramené. Journée calme

Perte: Néant

28 Avril 1918

Le 273ème R.I. (ainsi que toute la 51ème D.I.) passe sous les ordres du 38ème C.A., l’E.M. du 1er C.A. étant mis à la disposition de l’E.M. de la 1ère Armée.

-Journée calme dans l’ensemble-

Activité plus grande de l’artillerie ennemie – Réaction à nos tirs de préparation sur la Tranchée du Hibou en vue de l’exécution d’un coup de main par le 273ème R.I.

Tir de barrage pendant l’exécution du coup de main

Nombreux tirs de harcèlement et de réglage pendant la journée

Aucune activité de l’aviation

Perte: Néant

29 Avril 1918

-Journée très calme, temps brumeux, visibilité très médiocre-

Faible activité de l’artillerie et de l’aviation ennemie

Perte: Néant

30 Avril

-Journée calme-

Activité moyenne de l’Artillerie

Perte: Néant

MAI

01 Mai 1918

-Journée calme-

Activité normale de l’Artillerie

Perte: 1 blessé

Dans la nuit du 1er au 2 Mai, patrouilles de reconnaissance.

02 Mai 1918

-Journée calme dans l’ensemble-

Quelque activité de l’artillerie ennemie

Perte: Néant

Dans la nuit, patrouille de reconnaissance vers PP1 et PP2, elle est accueillie par des grenades et des coups de fusil

03 Mai 1918

-Journée calme-

Faible activité de l’Artillerie

Perte: Néant

Des reconnaissances sont effectuées dans le secteur par des officiers anglais appartenant à la 50ème Division.

4 Mai 1918

De nouvelles reconnaissances sont effectuées dans le Sous-secteur par des officiers anglais du 9ème C.A.

Dans la nuit de profondes modifications sont apportées au dispositif du Régiment.
Le 5
ème Bataillon est en soutien au PC Carrière.

5 Mai 1918

-Journée calme et de beau temps-

Reconnaissances effectuées dans le Sous-secteur par les Etats-majors de la 50ème Division Britannique

Activité moyen de l’Artillerie Perte: Néant

JMO 1 18

La relève des CM se fait dans l’après-midi.

JMO 2 18

Extrait du J.M.O du 273ème R.I.

9 Mai 1918

Le 5ème Bataillon quitte Glennes pour rejoindre Braine par Maizy et Fismes où tous les éléments du 273ème se regroupent.

Une période de repos et d’instruction (du 12 au 28 Mai). De fréquents exercices d’attaque en liaison avec les chars légers Renault, préparent la troupe à la contre-offensive.

Pourcentage des permissionnaires : 6%

 

Croix 2     Croix 3
                                                                                Décorations de Jean Gontier 

10 Mai 1918

-Très belle journée, repos-

11 Mai 1918

-Beau temps, repos pour tout le régiment-

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15 et 16 Mai 1918

-Journée de repos- Très belles journées

17 au 26 Mai 1918

-Reprise de l’instruction, exercices avec les chars-

27 Mai 1918

A 3h30, l’ennemi déclare son offensive sur le front de l’Ailette. Il réussit à franchir le chemin des Dames et commence à traverser l’Aisne.

Le 273ème cantonne à Béthisy-Saint-Pierre. Le 5ème Bataillon est à Saint Sauveur.

 

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28 Mai 1918

La 51ème D.I. est transportée par camions automobiles dans la région du Sud de la Forêt de Compiègne. Le 273ème R.I vient cantonner, 5ème et 6ème à Saint Sauveur.

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29 Mai 1918

Les troupes sont mises en alerte, prêtes à partir au premier signal.

 

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30 Mai 1918

La 51ème D.I reçoit l’ordre de se porter à la zone de Coeuvres-et-Valsery et Saint-Pierre-Aigle en situation d’attaquer.

 

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31 Mai 1918

Au matin, le 273ème R.I va cantonner-bivouaquer à Saint-Pierre-Aigle.

Itinéraire: Morienval, Retheuil

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JUIN

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Extrait du J.M.O du 273ème R.I.

5 Juin 1918

Dans la nuit du 4 au 5, relève du Régiment et des éléments qui lui sont rattachés par le 12ème Régiment de cuirassiers à pieds.

Les éléments du 273ème R.I. gagnent, par la Forêt Retz, le lieu de rassemblement du Régiment sur la route de MontGobert à Puiseux-en-Retz.

Le 5ème Bataillon et C.H.R se dirigent vers Puiseux-en-Retz et Vivières.

Le regroupement définitif s’effectue à la sortie Est de Vivières dans le parc du château.

Par la route Taillefontaine, Retheuil, 4ème, 5ème et C.H.R. gagnent Champ de Pie où est installé le cantonnement.

Le 5ème Bataillon compte à peine 100 hommes et le 4ème 250 environ.

Carte 5 18.png

JMO 14 18.png

JMO 15 18.png

Extrait du J.M.O du 273ème R.I.

9 Juin 1918

Le temps continue à être très beau.

10 Juin 1918

Jean est nommé Caporal, chef de pièce.

La 51ème D.I. doit relever la 151ème D.I. dans la nuit du 10 au 11. Le 273ème relèvera le 410ème R.I..

A 19h, le Régiment quitte son cantonnement de Champ-de-Pie et se dirige vers Souey par un itinéraire dans la forêt de Retz. A la suite d’un contre-ordre le régiment retour au Champ-de-Pie vers 23h.

11 Juin 1918

A 00H30, le Régiment se dirige à Roy-Saint-Nicolas pour prendre position sur les hauteurs, à l’Est du ruisseau Vandy.

Le 5ème Bataillon est sur l’aile gauche et fait la liaison avec le 38ème R.I..

Vers 9H30, l’ordre est donné d’aller prendre les cantonnements bivouacs, le 5ème sera aux abords de Bérogne.

 

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12 Juin 1918

La relève du 410ème R.I. s’est passée sans incident. Le 5ème Bataillon se déploie à hauteur de la Grosse-Croix (Lieu-dit) face à l’Est.

Le 6ème Bataillon occupe les tranchées du GMP de la route Coeuvres Lanversine. Ce Bataillon est réserve de la D.I.

Vers 2H30, un bombardement allemand intensif commence sur l’ensemble des positions et s’exécute très loin en arrière des lignes jusqu’à Roy-St-Nicolas où il atteint le T.C. (Train de Combat), bombardement mixte (explosif et gaz).

Vers 4H, l’attaque allemande débouche, fractionnée en plusieurs attaques laissant des intervalles en entre elles. La poussée semble très violente à droite (sud du Régiment).

L’attaque allemande doit marquer un temps d’arrêt de 2 à 3 heures, soit par ordre, soit en raison des excellents barrages de l’artillerie française.

A 5H15, le Colonel Coudin fait réponse à une demande de renseignement de l’I.D. :

« Le 4ème Bataillon est refoulé, le 5ème Bataillon encerclé dans Cutry. Je fais contre-attaquer. »

Vers 7h30, les fusées de jalonnement et peut-être fusée, signaux de départs allemands, partent des abords du Nord-Est immédiat de Cutry.

A 8h30, les éléments de la 17ème Compagnie étaient encore en place à l’Est de la Grosse Croix, avec 200 mètres de terrain nu devant eux, rien en vue sauf quelques éléments retraitant du 4ème Bataillon. L’ordre est donné à la 17ème Cie de se replier – et qui va se heurter à des parties allemandes débouchant de Cutry.

Dès 8h00, les allemands filtrent dans les bois aux abords du Moulin Saulon.

Vers la même heure, les PC du Régiment est attaqué, le Colonel en personne dirige la défense, armé d’un fusil il fait le coup de feu – mais atteint d’une balle au ventre, il est tué.

A la même heure, les allemands marchent dans toutes les directions suite à la rupture des lignes vers la côte 150 au Sud/Ouest, vers Cutry au Nord, vers Coeuvres à l’Ouest.

Le 273ème a résisté malgré des compagnies réduites à 40 ou 50 hommes; une visibilité très réduite au débouché de l’attaque (la 1ère ligne étant en terrai nu); les hommes avaient parcouru, depuis l’avant-veille, soit en 32 heures, 50 km dont la moitié de nuit.

Le 6ème Bataillon qui occupe les tranchées GMP de la route Coeuvres Lanversine envoyait à 8h50 à l’ID le compte rendu suivant: 

« Nous tenons toujours les tranchées en avant de Coeuvres (Nord Est). A notre droite, nos mitrailleuses ont empêché les allemands de déboucher sur la crête ( lisière sud de Cutry). Nous avons repoussé des patrouilles qui avançaient par le versant est du Moulin Saulon. Il me reste de 100 à 150 hommes. Je puis tenir les tranchées comme j’en ai reçu l’ordre. Il me serait difficile de contre-attaquer. »

Vers 10h 30, Lanversine est occupée par les allemands (informé par l’ID). De toute la journée les Allemands nichaient dans les boqueteaux du Rue d’Eau et Moulin Saulon ne bougeront pas et se contenteront d’exécuter des tirs de mitrailleuses et de mortiers sur les positions du 6ème Bataillon. Coeuvres est fortement bombardée avec des obus de gros calibres. Le chemin de Rue d’Eau à Coeuvres est sous le feu des mitrailleuses allemandes. Leurs ravitaillements en munition est difficile.

A 16h, le 5ème Cuirassier reçoit l’ordre de se replier… il n’y a plus rien à droite du 6ème Bataillon!

(Jean a rejoint la 6ème C.M.)

A 16h45, le Commandant du 6ème Bataillon, envoie un compte rendu sur la situation et que sauf contre-ordre, il se repliera à la nuit vers Valsery afin d’éviter d’être pris.

En réponse:     En cas de repli, le 6ème devra se regrouper un peu en arrière (Ferme Murger) pour constituer la réserve du groupement Pruneaux (commandant du 33ème R.I.).

A 18h15, les fusées allemandes de jalonnement indiquent une avance considérable à revers de la position du 6ème Bataillon qui reste seul sur la Rive droite du Ru de Saint Pierre Aigle.

Couvert par un seul peloton, la 6ème C.M. (une pièce! ), le Bataillon se regroupe dans un bois à 500 mètres en arrière (Sud/Ouest). Au début du repli, 2 pièces de la 6ème C.M. sont capturés par l’Infanterie allemande – 2 hommes arrivent à s’échapper.

A 19h, le Commandant du 6ème Bataillon rend compte à l’I.D.

A 21h, Ordre est donné au 6ème Bataillon de se rendre d’extrème urgence à la Ferme de Murger et de se mettre à la disposition du commandant Pruneaux… Cet ordre sera reçu à 5 h du matin.

Journaux de marches et des opérations (J.M.O.) du 273ème R.I.

 

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Extrait du J.M.O du 273ème R.I.

 

 

-Le Sous-Lieutenant Guenin ne sera jamais retrouvé.-

(On a appris tardivement, à Vincennes, que le Lieutenant avait été fait prisonnier)

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Cutry.png

13Juin 1918.png

 

 

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Extrait du J.M.O du 273ème R.I.

 

15 Juin 1918

Renforcement de 670 hommes venus du C.I.D.

16 Juin 1918

Embarquement en camion sur la route Palesnes à Morienval à 12H.

Arrivée à Plessis-Belleville à 16H où le 5ème Bataillon cantonne.

17 Juin 1918

Le Lieutenant-Colonel Boizard est désigné pour exercer le commandement du 273ème R.I.. Le Régiment reçoit un renfort de 150 hommes.

18 au 20 Juin 1918

Aménagement des cantonnements, réorganisation intérieure des unités.

 

29 Mai 1917

 

21 et 22 Juin 1918

-Instruction et exercices de tir-

23 Juin 1918

-Dimanche, journée de repos-

24 Juin 1918

-Instruction-

Fête de Jean qui vient d’être informé de sa première Citation à l’Ordre de la Division.

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Ordre division 18.png

 

25 et 26 juin 1918

Instruction- Le 26, le Régiment reçoit 2 renforts, le 1er de 250 hommes et le seconde de 100 hommes.

27 Juin 1918

Marches par Bataillons – environ 16 kilomètres.

28 Juin 1918

-Instruction-

Jean obtient sa deuxième Citation à l’Ordre de la Division

29 Juin 1918

-Instruction-

30 Juin 1918

Dimanche, journée de repos


JUILLET

1er Juillet

La Division se déplace.

Le Régiment embarque à 7H en camion de la route de Nanteuil à Plessis. Ils débarquent à Margny vers 15H. Stationnement du 5ème Bataillon à Verdon.

La 51ème Division doit relever dans les nuits du 2 au 3 et du 3 au 4 Juillet, les troupes qui occupent les fronts compris entre Courtéhiezy exclu et Damery inclus. Le Régiment stationne jusqu’à nouvel ordre à Margny.

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2 Juillet 1918

Aménagement des cantonnements, travaux de propreté, revues

3 Juillet 1918

Instructions par spécialités-

4 Juillet 1918

Le Régiment quitte à 5H les cantonnements pour aller cantonner, le 5ème Bataillon à Baulne-en-Brie et le reste du Régiment à la Chapelle-Monthodon.

5 Juillet 1918

Le Régiment rentre en ligne dans la partie Ouest du Secteur. Le P.C. du Lieutenant-Colonel commandant le Sous-secteur est à Chézy.

Limites du Sous-secteur :

Ouest : Ferme Poussy incluse, Courthézy exclu, Les Coqs inclus, la Chapelle de Monthodon excluse

Est : Chavenay, ruisseau de Chavenay inclus et Sainte-Croix

Le 5ème Bataillon est en réserve à la Chapelle-Monthodon.

Carte 8 18 .png


6 Juillet 1918

-Journée sans incidence-

7 Juillet 1918

-Journée calme-, activité de l’artillerie ennemie presque nulle

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Croquis tiré du Journal du 273ème Régiment d’Infanterie

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Extraits du J.M.O du 273ème R.I.

 

Suite 9 Juillet 1918

1 Sous-Officier et 1 soldat tué

Le 5ème Bataillon retourne à la Chapelle Monthodon.

10 Juillet 1918

– Journée assez calme-, infanterie ennemie calme

Le Régiment doit occuper le Secteur comme suit :

Le 6ème Bataillon a 2 Cies aux avant-postes

La 3ème C.M. sur la ligne principale de résistance.

Le 4ème Bataillon est disposé en profondeur, 2 Cies bivouaquées dans le Bois au Nord-Est de La Bourdonnerie, chargés de la défense de la ligne principale.

La 3ème C.M. est à La Bourdonnerie.

Le 5ème Bataillon est disposé en profondeur à 1 Cie bivouaquant dans la région Nord-Est des Coqs chargée (entre la gauche de la Compagnies susvisée du 6ème Bataillon et la limite Ouest du Secteur) de l’organisation et de la défense de la ligne principale de résistance qu’elle tient en permanence avec 2 Sections et ayant 1 Section au Hameau même des Coqs. Il a 1 Compagnie au bivouac dans le Bois Nord-Est de la Bourdonnerie et sa 3ème Compagnie à la Bourdonnerie.

La 5ème Compagnie a 2 Sections de Batterie sur la ligne principale de résistance et 2 autres en réserve à la Bourdonnerie (voir croquis ci-dessus).

11 et 12 Juillet 1918

-Journées calmes-

Le 12, l’artillerie ennemie est assez active, tirs d’harcèlement. Incendies dans Treloup et Chassing, explosion de dépôt de munition dans la Forêt de Ris.

13 Juillet 1918

-Journée calme-

14 Juillet 1918

-Temps brumeux, visibilité nulle le matin, passable dans la soirée – Journée calme –

Un avion français est descendu par les avions ennemis et il atterrit aux environs des Coqs (observateur blessé, pilote indemne)

Pertes du jour :

22ème Cie : 1 officier blessé, 2 soldat tués, 3 soldats blessés par l’artillerie ennemie

Lors de la revue du Dispositif par le Général de division, Jean, qui se trouvait sur la ligne principale, est remplacé par un officier… en effet, le Général, le trouvant bien trop jeune, demanda pour ce poste la présence d’un officier.  Il épargna alors indirectement la vie de Jean.

A 23H40, une note fait connaître qu’un prisonnier allemand a déclaré que l’attaque ennemie doit se déclarer à minuit. Les chefs de Bataillon ont immédiatement connaissance de cette information.

 

DISSOLUTION DU REGIMENT

15 Juillet au 7 Août

« Journal des marches et opérations du 273ème Régiment d’Infanterie pendant la Campagne contre l’Allemagne »

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15 Juillet

A minuit 5, le bombardement ennemi commence. On aperçoit de la crête au Nord de Créloup et dans la forêt de Ris de nombreuses flammes de départ. Les barrages de notre artillerie se déclenchent instantanément.

Vers l’arrière, le bombardement se fait à explosifs et à obus toxiques (artine) ainsi sur les batteries. Presque aussitôt les communications téléphoniques sont coupées avec les trois bataillons (0h30).  A partir de ce moment, la T.SF., puis les coureurs et les cavaliers sont les seules liaisons qui puissent être utilisées par le commandement.

Le bombardement est d’une violence inouïe en particulier sur les avant-postes et dégage une fumée et une poussière telles que toute observation est rendue impossible et à tel point qu’à une heure un sergent de la 21ème Compagnie ayant demandé à deux reprises différentes le tir de barrage par fusées, ces signaux n’ont été aperçus de personne (ce sergent avait été porté à demander ce tir parce qu’il avait entendu des bruits de voitures le long de la Marne).

Il s’effectue également un bombardement sur le bois depuis Soilly jusqu’à Chéry et sur la ferme de la Bourdonnerie sur laquelle tombe quantité d’explosifs et d’obus toxiques.

 

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2 2 15 Juillet 1918.png

A 0H25 l’I.D. demande « Compte rendu de la situation » par I.S.F.

A 0H45 d’autre part le capitaine Fliecx, en réponse à une demande de renseignements du Lieutenant-Colonel, envoie par T.S.F., le message « R.A.S. ».

Aussitôt il est renvoyé à l’I.D. par message chiffré (I.S.F. daté du 16).

– « Tir ennemi déclenché à minuit 5 – Barrage déclenché immédiatement signalé par T.S.F, de Y 8 (Bataillon Fliecx) R.A.S. téléphone coupé ».

L’I.D en accuse réception à 1H18. C’est à ce moment que M. le Lieutenant Clanet se présente au P.C. du Colonel et part avec signaleurs et téléphonistes pour faire la liaison avec l’I.D.

A 1H18 l’I.D. demande par message chiffré des renseignements:

« Intensité artillerie sur … »

ce message est rectifié par un second reçu à 1h40:

« Faire connaître intensité artillerie ennemie sur …………….. »

A 1H16 un message avait été envoyé aux trois bataillons (T.S.F.):

« Envoyez renseignements »

Le Capitaine Fliecx y répond à 1H27 par ces mots: « Rien de nouveau » 

Un télégramme semblable « R.A.S. » est reçu du même bataillon à 1H40, en même temps qu’un compte rendu écrit du 5ème Bataillon:

« Minuit 15 – Bombardement par gaz – Compagnies forcément alertées – 17ème en place – un peloton de la 18ème porté en avant des Coqs – la 19ème au travail, non rentrée- restée au Nort-Ouest de la Ferme Bourdonnerie probablement – Encore aucun renseignement précis reçu des Compagnies en ligne – les C.M. vues le soir bien en place. »

A 1H45, le Lieutenant-Colonel du 2ème R.I. demande par message daté de 0H40:

« Renseignements d’urgence sur la situation du Régiment »

La réponse suivante lui est renvoyée par coureurs. Le Bataillon des avant-postes fait savoir « R.A.S. » sur son front.

Toutes les autres unités du Régiment sont en place. Bombardement intense de l’artillerie ennemie (gaz) sur les batteries et ses les arrières, puis le colonel fait réponse à l’I.D.

1H53 à son message de 1H40:

« Tir artillerie ennemie surtout sur batteries et arrières »

L’I.D. accuse réception de ce télégramme à 2H16.

De nouveau, il est demandé au capitaine Fliecx à 2h05:

« Renseignements sur tir artillerie ennemie » – Accusé réception a 2H15.

Depuis une demi-heure environ, le bombardement sur l’arrière diminue d’intensité, mais demeure très violent sur les premières lignes.

A 3H16 l’I.D. envoie le message suivant:

« Que se passe-t’il sur notre front? Donnez-moi des renseignements des renseignements. »

Après avoir demandé à l’A.C. et à l’A.L. un tir de barrage sur la Marne à 3H34, le colonel répond à l’ID. par le télégramme: « Communications coupées » pour lequel l’I.D accuse réception à 3H46.

Presque au même moment, le Lieutenant-Colonel reçoit la note suivante du Commandent Chalandre:

« Le bombardement a commencé sur la gauche (113ème R.I.) puis s’est étendu vers la droite en suivant la voie ferrée. Les mitrailleuses ennemies ont peu tiré, mais le bombardement continue sur la crête et se prolonge jusqu’à la Ferme Bourdonnerie. Les 17ème, 18ème et 22ème Compagnies sont entièrement en ligne (sauf une section de la 18ème).

La 19ème Compagnie est actuellement à 500m au Nord-Ouest de la Bourdonnerie, tête à proximité du chemin de la Vitarderie -a quelques pertes, mais celles des autres compagnies doivent être actuellement plus importantes- pas de renseignements précis.

Les lignes téléphoniques et T.P.S. n’ont pu être encore réparées, les spécialistes sont sur la ligne.

Deux coureurs envoyés au P.C. du Colonel ne sont pas encore rentrés.

La ferme est violemment bombardée par intermittence et à gaz, comme un peu partout d’ailleurs. »

Ce compte rendu est daté de 3H00 et reçu au P.C. du Colonel à 3H49. Aussitôt le Colonel envoie à l’I.D. le compte rendu suivant:

« Communication coupée – Liaison avec le Bataillon de réserve….. – Le bombardement ennemi après avoir paru diminuer d’intensité, semble avoir repris plus violemment sur les premières lignes depuis 3H00.

Je suis sans liaison avec le Bataillon d’avant-postes depuis 2H30. Je suis en liaison avec les bataillons de la ligne principale de résistance qui ne signalent rien de particulier.

Je me porterai à 4H à mon poste de combat de la Bourdonnerie.

Toutes les liaisons téléphoniques ont été coupées dès le début.

Avec le Bataillon d’avant-postes la T.S.F a fonctionné pendant 2H15. Avec les autres bataillons par coureurs et cavaliers.

Après la dictée de ce compte rendu (4H10) le Lieutenant-Colonel se rend à son P.C. de combat.

A ce moment déjà l’ennemi avait traversé la Marne à droite (Pont suspendu du Dormand?) et à gauche probablement entre 3H et 3H30. En tout cas à 4H, un sergent de la 21 Compagnie affirme avoir vu à la ligne du chemin de fer au point 95.03 des jets de liquides enflammés à trois reprises différentes et à une minute d’intervalle. Peu après son G.C. a été cerné par des Allemands venant probablement de Dormand. En même temps, l’ennemi déborde à l’Est et à l’Ouest du village de Charenay. Il est arrêté dans le ravin par le feu nourri des éléments de la ligne principale (14ème, 15ème et 4ème Compagnie Mitrailleuse). L’ennemi, sentant une résistance de ce côté, a reporté ses efforts vers Soilly (renseignements donnés par le chef du 4ème Bataillon, M. Mugnier qui se trouvait à son P.C. de combat vers 0H30).

C’est probablement par ces groupes ennemis arrêtés dans le ravin de Charenay et débordant vers Soilly, que le capitaine Flliecx qui s’était vu dans l’obligation de se replier sur la ligne de résistance avec les combattants des 21ème et 23ème Compagnies ainsi qu’une vingtaine d’hommes, a été encerclé et fait prisonnier.

Les Lieutenants Picard et Dopont sont tombés sous les balles ennemies en essayant malgré tout de se replier.

Au même moment, l’ennemi est signalé au signal de Soilly par le Lieutenant de Barjac dans la note, datée de 5H05, qu’il a envoyé au commandant Chalandre et reçu 5H50 par le capitaine. Lepontre (blessé à la tête), le Commandant Chalandre venant d’être blessé grièvement, à ses côtés: les Boches ont pris pied sur le signal de Soilly. Je tiens avec 40 hommes, le reste est hors de combat. »

Dès 5H, le Lieutenant-Colonel se trouve à son P.C. de combat à la corne Ouest du Bois (Est de la Bourdonnerie et à environ 300m de cette ferme).

A 5H15, le Lieutenant-Colonel envoie à l’I.D. le compte rendu suivant:

Le combat se livre sur la ligne principale au Sud. – Mon P.C. est sous un bombardement intense, ma liaison est en partie blessée – les agents de liaison envoyé à la Ferme ne sont pas revenus. L’ennemi progresse – on entend distinctement les mitrailleuses. Je ne vois plus à travers mon masque (ypérite). » 

A 5H37, le message abrégé est envoyé en clair au I.D. par T.S.F (le compte rendu même du Colonel ayant été envoyé par ..?… à 5H20 -P. 9-).

Peu après, vers 6H30, Lieutenant-Colonel est blessé mortellement à la tête par E.O. et meurt presque aussitôt (confirmation apportée par le Sous-Lieutenant Catillon, blessé à ses côtés. Sa mort est constatée à nouveau par le capitaine Lepontre à 6H15 au moment où il arrivait pour rendre compte de la situation – tous les hommes de liaison tués ou blessés ).

A ce moment, l’ennemi débouchait, encerclait la Bourdonnerie et capturait les 5 sapeurs envoyés pour porter à l’arrière le corps du Colonel.

Le Lieutenant-Colonel du 113ème R.I. a été prévenu à cette heure (5H40) de la situation indiquée par le Lieutenant-Colonel Boizard dans son compte rendu de 5H20 à l’I.D. (liaison par cavalier).

Malgré un barrage violent de l’ennemi et afin de pouvoir renseigner le commandement sur la situation du Régiment, le Capitaine Lepontre se porte à l’ancien P.C. à Chézy et envoie à l’I.D. par Cavalier le message suivant daté de 6H35.

« Ennemi à 6H15 à la Bourdonnerie, à 6H30 à la lisière Sud du Bois de Chézy. Confirme la mort du Lieutenant-Colonel Boizard. »

A la suite de renseignements recueillis, le Lieutenant commandant la 11ème Compagnie du 113ème R.I. avec laquelle la 19ème Compagnie du 273ème R.I.était en liaison, envoie à sa section de droite (ligne des réduits) l’ordre de se replier (à 5H30). La liaison elle-même de cette Compagnie, se replie et se trouve vers 6H à Saint Agnan. A la même heure, des éléments du 273ème R.I. tiennent encore à la Bourdonnerie.

Arrivé à la 2ème position avec une poignée d’hommes (20 environ), le Commandant Lepontre reçoit note de l’I.D. ainsi conçue:

« Reçu votre mot de 3H45 – Situation analogue chez nos voisins. Aucun renseignement d’ensemble. »

En réponse à cette note le Commandant Lepontre envoie ce qui suit:

« En communication avec le Commandant du 3ème Bataillon du 2ème R.I. pour donner renseignements sur l’ennemi, son avance approximative. »

Les quelques hommes du 273ème R.I., sous le commandement du Sous-Lieutenant Demanze, occupent un élément de tranchée sur la 2ème position (Jean était parmi eux), comme appui d’une section de mitrailleurs du 26ème R.T.

Le Lieutenant Delacroix, au même moment, s’était replié et prenait position à l’Ouest de la Chapelle – Monthodon. Le Capitaine Lepontre se rend alors au P.C. du Commandement du 3ème Bataillon du 2ème R.I et lui donne tous renseignements utiles.

Vers 8H50, le Capitaine Mugnier, qui s’était replié à la dernière extrémité avec une quinzaine d’hommes de son Bataillon et s’était porté à la 2ème position, reçoit de l’I.I. notification que la Compagnie 1/13 du 3ème Génie à la Chapelle-Monthodon est mise à sa disposition, puis un ordre de la 51ème D.I. indique un point de rassemblement pour les éléments épars du 273ème R.I. (Lisière Nord du bois de Treuil, à l’Ouest de la Ferme Sarigny).

Dans le courant de la soirée, un ordre sommaire atteint le capitaine Mugnier lui disant de se rendre dès la chute du jour dans la zone de Margny, puis un contre-ordre indique comme stationnement de la division, la zone de Mareuil-en-Brie, et pour le Régiment les Angloux.

 

Celles-les-Condès 15 juillet 1917.png

 

16 Juillet

Le Capitaine Mugnier, commande provisoirement le Régiment. Le Régiment arrive aux Angloux et loge à la Ferme. Il s’y reforme en Bataillon de marche.

17 Juillet

Après dénombrement, les pertes du Régiment en officiers et en hommes sont les suivantes:

Officiers tués:

Boizard René – Lieutenant-Colonel

Picard Simond – Lieutenant (21ème Compagnie)

Huigan Alexandre – Lieutenant

Officiers blessés:

Rey – Lieutenant

Labussière Delphin -Lieutenant

Catillon Victor – Sous-Lieutenant

L’Honoré Valentin -id –

Kerjean -id-

Officiers disparus:

Chalandre – Chef de Bataillon

Palut Gabriel – Capitaine

Sauvage Ovide -id-

Fliecx Georges -id-

Houpin -Lieutenant

Deleval Edouard -id-

De Barjac Louis -id-

Castegnier Maurice -id-

Caussarieu Félix -id-

Courteau René -id-

Humblot -id-

Brajon Louis -id-

Dopont -Lieutenant

De Vigie de Régie Marie Jean -Sous-Lieutenant-

Couleront Henri -id-

Labignasse -id-

Favre René -id-

Cassat -id-

Raynaud -id-

Wallez -id-

Passeron Joseph -id-

Itouff Marie Jean -id-

Jente -id-

Busson Ferdinand -id-

Jeren -id-

Gaillet -id-

Dehaut Anatole -id-

Campagne Henri -id-

Pichonnier Georges -id –

Bertrand -id-

Hommes de troupe:

Tués 9

Blessés 39

Disparus 1165

TOTAL: 1213

Croix 4.png

Décorations de Jean Gontier

 

 

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18 Juillet

Le Régiment stationne aux Angloux. Réorganisation et préparatifs de départ. Conformément aux ordres reçus de la D.I.

19 Juillet

Le Régiment quitte Les Angloux à 13H30 pour se rendre à Fèrebrianges et Etoges.

Itinéraire: La Chapelle-sous-Orbais, Champaubert, Fèrebrianges. Arrivée à 17 heures.

Le Régiment bivouaque dans le Bois Sud Ouest de Fèrebrianges.

 

Carte 10 18.png

 

20 Juillet

Le régiment quitte Fèrebrianges pour aller cantonner.

E.M. et C.H.R. à Aulnizeux

4, 5 et 6ème Bataillons: à Aulnay

Départ 6H

Itinéraire: Vert-Toulon, Arrivée à 9H.

 

Carte 11 18.png

 

21 Juillet

Stationnement à Aulnay et Aulnizeux

Soin de propreté, nettoyage des armes, des effets et de l’équipement, revue en tenue de campagne à 16 heures, prescrits par la Compagnie Mugnier, Commandant provisoirement le Régiment.

22 Juillet

Stationnement à Aulnay et Aulnizeux

Prise d’armes pour la remise de croix de guerre, insignes et citations.

23 et 24 Juillet

Le Régiment fait mouvement par voie ferrée.

Embarquement à la Fère-Champenoise sur trois trains

Embarquement du 1er train: 18h – 6ème Bataillon E.M.

2ème train: 22h – 4ème Bataillon

3ème train: 1h le 2H – 5ème Bataillon

La C.H.R. est répartie dans les 3 trains.

Gare de débarquement pour le 6ème et le 5ème Bataillons: Héricourt;

pour le 4ème Bataillon: Montbéliard

25 Juillet

Le Régiment cantonne.

E.M. – C.H.R – et 5ème Bataillon à Désandans

 

Carte 12 18.png

 

26 Juillet

-Installation au cantonnement et travaux de propreté-

27 Juillet

-Comme la journée précédente-

« Le Colonel Schneider, en réserve de commandement à la VIIème armée est désigné pour prendre le commandement du 273ème Régiment d’Infanterie en remplacement du Lieutenant-Colonel Boizard. »

Le Colonel Schneider prend le commandement du Régiment à la date de ce jour.

Dans la soirée, vers 16 heures, le Général commandant l’Armée visite le cantonnement et se fait présenter les officiers.

28 Juillet

-Dimanche- Jour de repos-

 

 

AOUT 

29 Juillet au 3 Août

-Instruction-

4 Août

– Dimanche – Jour de repos

5 Août

Remise de décoration (Croix de la légion d’honneur; Lieutenant Thierry)

6 Août

Le Régiment est dissous à la date du 7 août 1918

Orde de Division                                           page 399

 

Par ordre du Général Commandant en Chef et par suite d’une organisation nouvelle, le 273ème Régiment d’Infanterie est dissous et ses éléments sont versés au 33ème et 73ème R.I..

Le 273ème était, à la 51ème D.I., le dernier des Régiments qui avaient, voici 4 ans, fermé la Division.

Pendant 4 ans il a, avec elle, porté sur les fronts de France, le drapeau, montrant et  portant l’exemple du devoir mais fidèlement et complètement rempli, assumant à son numéro un renom impérissable.

Son souvenir restera parmi nous fait des heures graves et des heures glorieuses vécues ensemble, fait des âpres combats soutenus de concerts, fait des sacrifices communs allègrement offerts à la Patrie.

Officiers et soldats du 273ème,

Officiers et soldats de Dinant, la Marne, d’Hébuterne, de Champagne, de Verdun, de la Somme, de l’Yser du Soissonnais et des lignes de Dormans,

Je salue vos camarades tombés au champ d’honneur.

Je salue la mémoire de vos trois chefs de Corps successivement mortellement frappés à votre tête, les lieutenants-colonels Héberlé, Coudin et Boizard.

Je salue votre glorieux drapeau qui emporte dans ses plis l’éclatant souvenir de vos vertus guerrières.

Le présent ordre formera la dernière parole de l’Historique du Régiment.

 

Fait au G.G. le 6 Août 1918,

Le Général Boulangé commandant la 51ème Division d’Infanterie

Signé: Boulangé

Chapelle de Monthodon            -AVANT-

Chapelle de Monthodon avant

Chapelle de Monthodon                    -APRES-

Chapelle de Monthodon après

La Bourdonnerie                        -de nos jours-

photos prisent par Roger Gontier lors d’un voyage

la bourdonnerie

Carte bourdonnerie.png

 

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