Avant la Guerre

                                                                          Jean Gontier avant la Guerre de 14 

 

 

     Jean Urbain Gontier, né le 6 Avril 1896 à midi, 70 rue Madeleine (aujourd’hui boulevard de la Libération), Marseille.

De père Auguste Victorin et de mère Philomène, née Vernet, tous deux natifs de Mayres en Ardèche – mariés à Marseille en 1885.

Mère catholique pratiquante – Père « farouche républicain » et anti-bonapartiste (son chat s’appelait « Badinguet »). Chaisier de formation, a évolué vers la réparation et la rénovation de meubles (fauteuils,chaises et autres).

Philomène a travaillé comme modiste.

Jean, avait une grande sœur Jeanne, de 6 ans son ainée. Ils sont restés très proches jusqu’au décès de Jeanne en 1946. Jeanne était très attachée au milieu familial des Vernet. Elle était appelée par tous « Marraine ».

Jean a fréquenté le patronage de Saint Pierre et Saint Paul à Marseille dès son jeune âge… Il y a pratiqué le sport de l’époque : «  la tour humaine ». Petit par taille, il était le dernier au sommet de la tour. Il a passé son certificat d’étude à 11 ans. Il habitait à l’époque près de la rue Consolat. Après son certificat, il a rejoint une entreprise de peinture, spécialisée dans la rénovation et l’entretien des églises.Jusqu’à son départ pour la guerre en Avril 1915, il a travaillé dans cette entreprise.

Pendant cette période Jean a connu Jean Bouin, célèbre coureur de fond, 2ème au J.O.-sur 5 000 mètres, dont la tante travaillait à l’atelier de son père.

Jean suivait Jean Bouin à l’entraînement. Il jouait également au football (gaucher – il tenait le poste d’ailier gauche). Il a pu exercer ses talents pendant la guerre, lors des périodes de repos. Des matchs étaient organisés surtout avec les anglais, qui toujours gagnaient leurs matchs avec 10 ou 15 buts d’avance… la seule fois où les français ont fait match nul c’était lorsque la rencontre avait eu lieu après le repas !!

Jean n’a pas connu sa grand-mère Sophie Chasson, elle aussi native de Mayres, qui est décédée en 1894. Elle vivait chez sa fille (Philomène) et son beau-fils.

Avant la guerre, son grand ami, égal à un frère, était Elie Catalin son cousin germain.

Elie est mort à Craonne en Mars 1917.

Au retour de la guerre, en Septembre 1919, Jean est reparti vivre avec sa sœur et sa mère au 51 boulevard Boisson. Il a repris son métier de peintre… après avoir refusé une offre de l’Armée comme instructeur aux USA.

Jeanne avait épousé Jean-Baptiste Coulomb, plombier, que Jean aimait beaucoup. Jeanne et son époux se sont séparés après la guerre.

Puis Jean s’est marié en 1921 avec Agnès Guigue, native d’Arles.

Jean a eu deux filles et un garçon. Il a eu sept petits-enfants. Celui qui lui ressemblait le plus et qui s’appelait aussi Jean… Jouve. Il était tout aussi discret, calme, méthodique que lui.

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Services et mutations (Archives départementales 13 – classe 1916)

 

 

Jean Urbain Gontier, né le 6 Avril 1896 – matricule 3859 – à Marseille (BdR)

Fils d’Auguste Victorin et de Philomène Marie VERNET;
Peintre en bâtiment, domicilié rue de la Cascade n°2 à Marseille (chez ses parents).
Degré d’instruction: 3 (certificat d’études)
Cheveux châtains, front moyen, visage long yeux châtains, 1,63m

Incorporé à compter du 10 Avril 1915. Arrivée au Corps et soldat de 2ème classe, le 12 Avril 1915 (Roanne, Département de la Loire).
Incorporé au 98ème RI – 32ème Compagnie – dépôt.
Passe à la 1ère Compagnie le 1er Octobre 1915.
Détaché le 21 Décembre 1915 à la 25ème Compagnie – Centre d’instruction des mitrailleurs à Varennes dans le département de l’Allier.

 

 Jean se distingue par ses qualités de calme et de précision, à travers les concours de tir dont il rafle les prix.

31 1917

Mitrailleuse « Saint-Etienne » modèle 1907

Rentré le 19 Janvier 1916 au dépôt.
Passe à la Compagnie d’instruction le 11 Avril 1916.
Passe au 38ème Régiment d’infanterie le 5 Mai 1916.
Affecté au 9ème Bataillon – 33ème Compagnie (Dépôt Divisionnaire – DD)
Affecté, le 8 Mai 1916, à la 3ème Compagnie de mitrailleuses (3ème Bataillon). (Jean monte au front pour la première fois.)
Transféré au 273ème Régiment d’infanterie, le 25 Septembre 1916 – 5ème Bataillon – 17ème Compagnie, rapidement versé à la 5ème CM (Compagnie mitrailleuse).

Caporal le 10 Juin 1918 – Sergent le 8 Juillet 1918

Passe au 73ème Régiment d’infanterie, le 7 Août 1918 – après la dissolution du 273ème RI.
Dirigé, le 19 Septembre 1919, sur le dépôt démobilisateur du 141ème RI.
Rayé des cadres, le 19 Septembre 1919 – 10ème échelon n°10266B, se retire à Marseille, 51 Boulevard Boisson (chez sa mère et sa soeur Jeanne).
Affecté dans les réserves, le 25 Septembre 1919, au 141ème RI.

Affecté au Centre de mobilisation d’artillerie, le 15 Mai 1933
Passe au Centre d’artillerie n°35, le 15 Janvier 1938.
Passe le 1er Juin 1938, à la classe de mobilisation 1938 (père de 3 enfants)
Rappelé à l’activité le 29 septembre 1938 au 405ème Régiment d’artillerie. Arrive au Corps le 29. Renvoyé dans ses foyers le 6 Octobre 1938.
Rappelé à l’activité le 27 Août 1939. Affecté au 56ème groupe du 405ème RA (DCA). Renvoyé dans ses foyers et rayé des cadres le 31 Octobre 1939.
Renonce au bénéfice de la DM 7751. Demande à être rappelé sous les drapeaux. Convoqué par pourcentage d’appel, rejoint le dépôt d’artillerie 414 le 30 Janvier 1940.
Affecté au 414ème RA – 101ème Batterie, Fort de Caluire (Rhône)
Affecté au dépôt démobilisateur 1015 (Joyeuse) et renvoyé dans ses foyers le 9 Juillet 1940. Rayé des cadres le 11 Juillet 1940, se retire 9 rue George.

Maréchal des Logis (sans date)

Campagnes

Contre l’Allemagne:

12 Avril 1915
Intérieur au 7 Mai 1916
Aux Armées du 8 Mai 1916 au 11 Novembre 1918 (C/D?)
Aux Armées du 12 Novembre 1918 au 25 Septembre 1919 (C/S?)
Intérieur du 2 Septembre 1939 au 31 Octobre 1919 (C/S?)
Intérieur du 30 Janvier 1940 au 25 Juin 1940

Décorations et citations

Décoré de la Médaille militaire par décret du 7 Octobre 1932 – publié au JO du 19 Octobre 1932 –

Décoré de la Croix de Guerre avec citations à l’Ordre
-du 273ème RI n°255
-de la 51ème Division d’infanterie n°268
-de la 51ème Division d’infanterie n°382
-de la 6ème Armée n°625

Décoré de la Croix de Guerre belge par arrêté Royal du 17 Avril 1920 n°7160

Titulaire de la carte de combattant n°62435

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